Comité IDAHO France · Appel international · 17 mai 2026
Dans 64 pays, être soi-même est encore un crime. Cette page appelle les États à franchir une étape décisive à l'ONU.
Aujourd'hui encore, dans 64 pays, l'homosexualité demeure un crime. Dans plus d'une dizaine d'entre eux, elle peut conduire à la peine de mort. Dans certains pays, la répression se durcit, sous l'effet de nouvelles lois contre les personnes LGBT.
Derrière ces chiffres, il y a des vies brisées. Des femmes et des hommes arrêtés, condamnés, parfois pendus ou décapités. D'autres sont humiliés, réduits au silence, contraints à l'exil, au désespoir, voire au suicide.
Cette homophobie a aussi un coût économique : selon un rapport d'Open for Business (2025), les pertes atteignent 5 milliards de dollars par an au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie et au Rwanda — exclusion du travail, fuite des talents, obstacles aux soins, recul des investissements.
Le coût est également sanitaire. Les personnes LGBT évitent les centres de dépistage du VIH par peur d'être arrêtées. Cette peur freine la prévention et aggrave l'épidémie de sida.
« Être soi-même ne devrait jamais être un crime. »
António Guterres · Secrétaire général des Nations Unies · 17 mai 2026
Un État doit prendre l'initiative, rassembler les soutiens et porter cette ambition devant l'ONU. C'est l'objectif de cet appel et de chaque organisation qui le cosigne.
Le Comité IDAHO France relance la campagne. Plus de 100 organisations à travers le monde — en Afrique, en Asie, en Amérique latine, dans l'espace post-soviétique et en Océanie — soutiennent déjà cette démarche.
Even today, in 64 countries, homosexuality remains a crime. In more than a dozen of them, it can lead to the death penalty. And in some countries, repression is intensifying through new laws targeting LGBT people. Behind these figures are shattered lives: women and men arrested, convicted, sometimes hanged or beheaded. Others are humiliated, silenced, lynched in the media or in the streets, forced into exile, wandering, despair, or even suicide.
This homophobia, which is an attack on human dignity, also carries an economic cost. A report published in 2025 by Open for Business estimates that discrimination linked to sexual orientation and gender identity costs up to 5 billion dollars per year in Kenya, Uganda, Tanzania and Rwanda. Exclusion from the labor market, loss of talent, discrimination in access to education and healthcare, and declining international investment: hatred impoverishes nations.
The cost is also a public health one. In many countries, LGBT people — and others as well — fear going to HIV testing or treatment centers because they are afraid of being reported, arrested, or stigmatized. This fear keeps them away from treatment, hinders prevention efforts, and worsens the AIDS epidemic. Once again, criminalization kills.
Faced with this reality, the international community can no longer be satisfied with mere statements of principle.
In 2006, the IDAHO Committee, at the origin of the International Day Against Homophobia and Transphobia, launched a global campaign for the universal decriminalization of homosexuality. This mobilization led, in 2008, to a historic declaration presented before the United Nations General Assembly and supported by 67 states — a historic first. For the first time, states jointly affirmed, at the highest level, that no one should be criminalized because of their sexual orientation or gender identity.
But important as it was, this declaration has no binding force and commits only the signatory countries. A new step must now be taken. The time has come to obtain a true resolution: a text endowed with stronger legal and political authority, condemning laws that criminalize LGBT people and calling for the repeal of such provisions.
For this to happen, a state must take the initiative, gather support, and bring this ambition before the UN. That is why the IDAHO France Committee is relaunching today the campaign for a resolution on the universal decriminalization of homosexuality. On May 17, during the International Day Against Homophobia and Transphobia, António Guterres declared: “Being yourself should never be a crime.”
Aujourd'hui encore, dans 64 pays, l'homosexualité demeure un crime. Dans plus d'une dizaine d'entre eux, elle peut conduire à la peine de mort. Et dans certains pays, la répression se durcit, sous l'effet de nouvelles lois contre les personnes LGBT. Derrière ces chiffres, il y a des vies brisées. Des femmes et des hommes arrêtés, condamnés, parfois pendus ou décapités. D'autres sont humiliés, réduits au silence, lynchés dans les médias ou dans la rue, contraints à l'exil, à l'errance, au désespoir, voire au suicide.
Or cette homophobie, qui est une atteinte à la dignité humaine, a aussi un coût économique. Un rapport publié en 2025 par Open for Business estime que les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre coûtent jusqu'à 5 milliards de dollars par an au Kenya, à l'Ouganda, à la Tanzanie et au Rwanda. Exclusion du marché du travail, perte de talents, discriminations dans l'accès à l'éducation et aux soins, baisse des investissements internationaux : la haine appauvrit les nations.
Le coût est également sanitaire. Dans de nombreux pays, les personnes LGBT, mais pas seulement, craignent de se rendre dans les centres de dépistage ou de soins liés au VIH, de peur d'être dénoncées, arrêtées ou stigmatisées. Cette peur les éloigne des traitements, freine la prévention et aggrave l'épidémie de sida. Là encore, la pénalisation tue.
Face à cette réalité, la communauté internationale ne peut plus se contenter de déclarations de principe.
En 2006, le Comité IDAHO, à l'origine de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, lançait une campagne mondiale pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Cette mobilisation conduisit, en 2008, à une déclaration historique portée devant l'Assemblée générale des Nations unies et soutenue par 67 États : ce fut une première historique. Pour la première fois, des États affirmaient ensemble, au plus haut niveau, que nul ne devait être incriminé en raison de son orientation sexuelle et de son identité de genre.
Mais cette déclaration, aussi importante fût-elle, ne possède pas de portée contraignante, et n'engage que les pays signataires. Une nouvelle étape doit désormais être franchie. L'heure est venue d'obtenir une véritable résolution : un texte doté d'une autorité juridique et politique renforcée, qui condamne les lois qui pénalisent les personnes LGBT, et qui demande l'abrogation de ces dispositions.
Pour cela, il faut qu'un État prenne l'initiative, rassemble les soutiens et porte cette ambition devant l'ONU. C'est pourquoi le Comité IDAHO France relance aujourd'hui la campagne en faveur d'une résolution pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Le 17 mai dernier, à l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, M. António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies, l'a dit : « Être soi-même ne devrait jamais être un crime. »
Todavía hoy, en 64 países, la homosexualidad sigue siendo un delito. En más de una decena de ellos, puede conducir a la pena de muerte. Y en algunos países, la represión se endurece mediante nuevas leyes dirigidas contra las personas LGBT. Detrás de estas cifras hay vidas destrozadas: mujeres y hombres arrestados, condenados y, a veces, ahorcados o decapitados. Otros son humillados, silenciados, linchados en los medios o en las calles, obligados al exilio, a la errancia, a la desesperación o incluso al suicidio.
Esta homofobia, que constituye un atentado contra la dignidad humana, también tiene un costo económico. Un informe publicado en 2025 por Open for Business estima que la discriminación relacionada con la orientación sexual y la identidad de género cuesta hasta 5 mil millones de dólares al año en Kenia, Uganda, Tanzania y Ruanda. Exclusión del mercado laboral, pérdida de talento, discriminación en el acceso a la educación y a la salud, disminución de las inversiones internacionales: el odio empobrece a las naciones.
El costo también es sanitario. En muchos países, las personas LGBT —y no solo ellas— temen acudir a centros de detección o tratamiento del VIH por miedo a ser denunciadas, arrestadas o estigmatizadas. Este miedo las aleja de los tratamientos, frena la prevención y agrava la epidemia del sida. Una vez más, la criminalización mata.
Frente a esta realidad, la comunidad internacional ya no puede conformarse con simples declaraciones de principios.
En 2006, el Comité IDAHO, impulsor del Día Internacional contra la Homofobia y la Transfobia, lanzó una campaña mundial por la despenalización universal de la homosexualidad. Esta movilización condujo, en 2008, a una declaración histórica presentada ante la Asamblea General de las Naciones Unidas y apoyada por 67 Estados: una primicia histórica. Por primera vez, los Estados afirmaban conjuntamente, al más alto nivel, que nadie debía ser criminalizado por su orientación sexual o identidad de género.
Pero esta declaración, por importante que fuera, no tiene carácter vinculante y solo compromete a los países firmantes. Ahora debe darse un nuevo paso. Ha llegado el momento de obtener una verdadera resolución: un texto dotado de mayor autoridad jurídica y política, que condene las leyes que penalizan a las personas LGBT y exija la derogación de dichas disposiciones.
Para ello, es necesario que un Estado tome la iniciativa, reúna apoyos y lleve esta ambición ante la ONU. Por eso el Comité IDAHO Francia relanza hoy la campaña a favor de una resolución para la despenalización universal de la homosexualidad. El pasado 17 de mayo, con motivo del Día Internacional contra la Homofobia y la Transfobia, António Guterres declaró: «Ser uno mismo nunca debería ser un crimen».
Ainda hoje, em 64 países, a homossexualidade continua sendo um crime. Em mais de uma dezena deles, ela pode levar à pena de morte. E, em alguns países, a repressão está se intensificando por meio de novas leis dirigidas às pessoas LGBT. Por trás desses números, há vidas destruídas: mulheres e homens presos, condenados e, às vezes, enforcados ou decapitados. Outros são humilhados, silenciados, linchados na mídia ou nas ruas, forçados ao exílio, à errância, ao desespero ou até ao suicídio.
Essa homofobia, que constitui um atentado contra a dignidade humana, também tem um custo econômico. Um relatório publicado em 2025 pela Open for Business estima que a discriminação relacionada à orientação sexual e à identidade de gênero custa até 5 bilhões de dólares por ano no Quênia, em Uganda, na Tanzânia e em Ruanda. Exclusão do mercado de trabalho, perda de talentos, discriminação no acesso à educação e aos cuidados de saúde, diminuição dos investimentos internacionais: o ódio empobrece as nações.
O custo também é sanitário. Em muitos países, as pessoas LGBT — e outras também — têm medo de procurar centros de testagem ou tratamento do HIV por receio de serem denunciadas, presas ou estigmatizadas. Esse medo as afasta dos tratamentos, dificulta os esforços de prevenção e agrava a epidemia de AIDS. Mais uma vez, a criminalização mata.
Diante dessa realidade, a comunidade internacional não pode mais se contentar com meras declarações de princípio.
Em 2006, o Comitê IDAHO, na origem do Dia Internacional contra a Homofobia e a Transfobia, lançou uma campanha mundial pela descriminalização universal da homossexualidade. Essa mobilização levou, em 2008, a uma declaração histórica apresentada perante a Assembleia Geral das Nações Unidas e apoiada por 67 Estados — um marco histórico. Pela primeira vez, os Estados afirmavam conjuntamente, no mais alto nível, que ninguém deveria ser criminalizado em razão de sua orientação sexual ou identidade de gênero.
Mas, por mais importante que tenha sido, essa declaração não possui caráter vinculante e compromete apenas os países signatários. Um novo passo deve agora ser dado. Chegou a hora de obter uma verdadeira resolução: um texto dotado de maior autoridade jurídica e política, que condene as leis que criminalizam as pessoas LGBT e peça a revogação dessas disposições.
Para que isso aconteça, é necessário que um Estado tome a iniciativa, reúna apoios e leve essa ambição à ONU. É por isso que o Comitê IDAHO França relança hoje a campanha em favor de uma resolução pela descriminalização universal da homossexualidade. No dia 17 de maio, durante o Dia Internacional contra a Homofobia e a Transfobia, António Guterres declarou: “Ser você mesmo nunca deveria ser um crime.”
حتى اليوم، لا تزال المثلية الجنسية تُعتبر جريمة في 64 دولة. وفي أكثر من اثنتي عشرة دولة، قد تؤدي إلى عقوبة الإعدام. وفي بعض البلدان، يتصاعد القمع من خلال سنّ قوانين جديدة تستهدف الأشخاص من مجتمع الميم. وخلف هذه الأرقام توجد حيوات محطمة: نساء ورجال يُعتقلون ويُدانون، وأحيانًا يُشنقون أو تُقطع رؤوسهم. وآخرون يتعرضون للإهانة والإسكات والتشهير في وسائل الإعلام أو في الشوارع، ويُجبرون على المنفى أو التشرد أو اليأس، بل وحتى الانتحار.
إن رهاب المثلية هذا، الذي يُعد اعتداءً على الكرامة الإنسانية، له أيضًا تكلفة اقتصادية. فقد قدّر تقرير نشرته مؤسسة Open for Business عام 2025 أن التمييز المرتبط بالتوجه الجنسي والهوية الجندرية يكلّف ما يصل إلى 5 مليارات دولار سنويًا في كينيا وأوغندا وتنزانيا ورواندا. فالإقصاء من سوق العمل، وهدر المواهب، والتمييز في الوصول إلى التعليم والرعاية الصحية، وتراجع الاستثمارات الدولية: كلها تجعل الكراهية تُفقر الأمم.
كما أن التكلفة صحية أيضًا. ففي العديد من البلدان، يخشى الأشخاص من مجتمع الميم — وغيرهم أيضًا — التوجه إلى مراكز فحص أو علاج فيروس نقص المناعة البشرية، خوفًا من التبليغ عنهم أو اعتقالهم أو وصمهم. وهذا الخوف يبعدهم عن العلاج، ويعرقل جهود الوقاية، ويزيد من تفاقم وباء الإيدز. ومرة أخرى، فإن التجريم يقتل.
وأمام هذا الواقع، لم يعد بإمكان المجتمع الدولي الاكتفاء بمجرد التصريحات المبدئية.
في عام 2006، أطلقت لجنة IDAHO، التي كانت وراء اليوم العالمي لمناهضة رهاب المثلية والتحول الجنسي، حملة عالمية من أجل الإلغاء العالمي لتجريم المثلية الجنسية. وقد أدّت هذه التعبئة، في عام 2008، إلى إعلان تاريخي قُدّم أمام الجمعية العامة للأمم المتحدة وحظي بدعم 67 دولة — في سابقة تاريخية. وللمرة الأولى، أكدت الدول مجتمعة، وعلى أعلى مستوى، أنه لا ينبغي تجريم أي شخص بسبب توجهه الجنسي أو هويته الجندرية.
لكن هذا الإعلان، على أهميته، لا يتمتع بأي قوة إلزامية، ولا يُلزم سوى الدول الموقّعة عليه. واليوم، يجب الانتقال إلى مرحلة جديدة. لقد حان الوقت للحصول على قرار حقيقي: نص يتمتع بسلطة قانونية وسياسية أقوى، يدين القوانين التي تجرّم الأشخاص من مجتمع الميم، ويدعو إلى إلغاء هذه التشريعات.
ولتحقيق ذلك، يجب أن تبادر إحدى الدول إلى جمع الدعم وحمل هذه الطموحات إلى الأمم المتحدة. ولهذا السبب، تعيد لجنة IDAHO فرنسا اليوم إطلاق الحملة من أجل قرار يدعو إلى الإلغاء العالمي لتجريم المثلية الجنسية. وفي 17 مايو، بمناسبة اليوم العالمي لمناهضة رهاب المثلية والتحول الجنسي، صرّح أنطونيو غوتيريش: «لا ينبغي أبدًا أن يكون كونك على طبيعتك جريمة».