La Terre vue de l'espace, dominée par un immense cœur arc-en-ciel enchaîné, capturant les luttes pour l'égalité lors de la Journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, 17 mai 2024. #IDAHOT2026 #EgalitéMondiale" Un groupe de personnes voilées par un tissu aux couleurs de l'arc-en-ciel, reflétant la diversité et l'unité pendant la Journée internationale contre les LGBT+phobies, 17 mai 2026 #JournéeMondialeContreLGBTphobie #UnitéDansLaDiversité Un cœur enchaîné, moitié Terre, moitié arc-en-ciel, entouré de personnes LGBTI sous un ciel radieux à droite et des cœurs tombant vers la terre à gauche, symbolisant la dualité de l'acceptation et du rejet lors de la Journée mondiale contre les LGBTI+phobies, 17 mai 2025. #IDAHOBIT2026 #CoeurPartage A divided heart, with darker shades on the left and lighter, blueish tones on the right, where people on the right attempt to join the armed individuals on the left, symbolizing confrontation and hope during IDAHOBIT 2026 An impressive view of Earth with a huge rainbow-colored heart chained to its surface, symbolizing the global struggles for LGBT+ rights during IDAHOBIT 2026
Louis Georges Tin fondateur Idahobit Journée Internationale Contre l’homophobie la transphobie la biphobie
copy_97BFFD4F-91B0-47EB-B276-94FEFD475BCE
Sommaire
  • L’appel des 100 organisations des pays du Sud.
  • Pour une résolution en faveur de la dépénalisation universelle de l'homosexualité JUIN 2026 
Appel des 100 associations du Sud pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le 8 octobre 2026
  • Dépénalisation universelle de l’homosexualité : le Comité IDAHO France salue la déclaration portée par la France au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies
Le 7 octobre 2026, une déclaration en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité a été présentée au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève, à l’initiative de la France. Le texte a recueilli le soutien d’une majorité d’États membres. Cette initiative prolonge la campagne lancée par le Comité IDAHO (International Day Against Homophobia and Transphobia), qui avait abouti en 2008 à une déclaration sur le même sujet à l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York.
Cette nouvelle campagne était portée cette fois au Conseil des droits de l’homme, instance composée de 47 États membres, élus pour trois ans par leurs pairs. Dans cet organe des Nations Unies, la question des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle est parfois abordée, mais le sujet de la pénalisation de l’homosexualité n’y avait encore jamais été traité de façon directe et principale. Cette initiative revêt donc une portée historique.
Jean-Marc Berthon, Ambassadeur pour les droits des personnes LGBTI+, a déclaré : « Avec ce texte, la France nomme les choses et réussit à mettre le sujet sur la table, et même à infuser l’idée que la dépénalisation de l’homosexualité est un sujet prioritaire de droits humains. » Le large soutien obtenu pour cette déclaration, a-t-il ajouté, constitue « une démonstration de force des pays favorables à la dépénalisation ». Elle constitue, toujours selon Jean-Marc Berthon, « une avancée importante ».
En juillet dernier, le Comité IDAHO France avait réuni plus d’une centaine d’organisations de la société civile de nombreux pays, notamment du Bangladesh, du Cameroun, du Kenya, du Liban, du Mali, du Maroc, de l’Ouganda, de la Russie, de la Tunisie et de la Turquie, appelant justement à une initiative sur la dépénalisation de l’homosexualité.
Alice Nkom, présidente d’honneur du Comité IDAHO France, avocate des personnes LGBT au Cameroun et figure emblématique de la défense des droits humains en Afrique, a félicité la France pour cette initiative salutaire et a encouragé l’ambassadeur à poursuivre ce combat : « Cela fait des décennies que, dans les pays concernés, en Afrique, en Asie ou ailleurs, nous nous battons pour la dépénalisation. Le Comité IDAHO France et les 100 associations de notre appel saluent cette déclaration portée par la France et les autres pays signataires, mais nous les exhortons à aller sans tarder à une résolution, c’est-à-dire à un texte qui aurait valeur de loi. »
Le 17 mai dernier, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, M. António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies, l’avait dit à juste titre : « Être soi-même ne devrait jamais être un crime. »

  • Contact : contact@lgbtphobies.org













Intervention de la France le 7 octobre 2026, lors de la 63ème session du Conseil des droits de l'Homme.

63ème session du Conseil des droits de l’Homme

Déclaration conjointe - dépénalisation universelle des relations consenties entre personnes de même sexe

Déclaration validée et endossée par 52 États (7 octobre 2026 - 15h)

7 octobre 2026

 

Monsieur le Président,

Excellences,

Les droits de l’Homme appartiennent à tous. Nul ne devrait être arrêté, puni ou emprisonné en raison de relations consenties entre personnes de même sexe.

La dépénalisation universelle des relations consenties entre personnes de même sexe est un impératif d’égalité, de liberté et de dignité.

L’obligation de protéger les droits et les libertés de toute personne, sans distinction ni discrimination d’aucune sorte, est solidement ancrée dans la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Convention contre la torture, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, ainsi que dans d’autres instruments internationaux ou régionaux pertinents.

Là où elles demeurent en vigueur, les lois qui pénalisent les relations consenties entre personnes de même sexe exposent les individus à des peines d’emprisonnement, à des amendes, au travail forcé, à des châtiments corporels et même, dans un certain nombre de pays, à la peine de mort. Elles alimentent la peur, la stigmatisation et la discrimination. Elles accroissent le risque de violences, en particulier de violences sexuelles, d’arrestations et de détentions arbitraires, de disparitions forcées, de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Nous saluons les progrès accomplis par de nombreux États qui ont réformé leur législation pour dépénaliser les relations consenties entre personnes de même sexe, portant ainsi à deux tiers la proportion des États membres des Nations Unies qui ne pénalisent pas ces relations. Cela montre que le changement est possible en suivant les voies juridiques propres à chaque pays, grâce au dialogue, à la coopération et à une volonté politique claire.

Nous reconnaissons le rôle important joué par les défenseurs locaux des droits de l’Homme pour faciliter le changement et soulignons que la collaboration avec les organisations de la société civile a joué un rôle important pour garantir la pleine prise en compte des points de vue et des besoins des personnes touchées par la pénalisation.

Aujourd’hui, nous appelons tous les États qui maintiennent encore des lois pénalisant les relations consenties entre personnes de même sexe à les réexaminer sans délai en vue de leur abrogation, conformément à leurs procédures juridiques ainsi qu’à leurs obligations et aux normes internationales en matière de droits de l’Homme. Il est urgent de reconnaître clairement que la pénalisation des relations consenties entre personnes de même sexe est incompatible avec les principes fondamentaux du droit international des droits de l’Homme.

Parvenir à une dépénalisation universelle n’exige pas des sociétés qu’elles adhèrent à un modèle culturel uniforme. Il s’agit de veiller à ce que le droit pénal ne soit jamais utilisé pour légitimer la discrimination, la marginalisation, la violence ou l’humiliation, et à ce que personne ne vive dans la crainte d’être arrêté en raison de relations consenties entre personnes de même sexe.

La Déclaration universelle des droits de l’Homme affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. La dépénalisation universelle est une étape nécessaire pour que ce principe devienne une réalité pour chacun.

Je vous remercie./. 

Déclaration validée par 52 États (7 octobre 2026 - 15h) 

Afrique du Sud, Albanie, Allemagne, Andorre, Australie, Autriche, Belgique, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Cambodge, Canada, Cap-Vert, Chili, Chypre, Colombie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Inde, Irlande, Islande, Italie, Japon, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine du Nord, Malte, Maurice, Mexique, Monaco, Monténégro, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Ukraine


DÉPÉNALISATION UNIVERSELLE DE L'HOMOSEXUALITE France
Dépénalisation universelle · lgbtphobies.org

Comité IDAHO France · Appel international · 17 mai 2026

Pour une résolution en faveur de la
dépénalisation universelle de l'homosexualité

Dans 64 pays, être soi-même est encore un crime. Cette page appelle les États à franchir une étape décisive à l'ONU.

64 pays où l'homosexualité est criminalisée
+10 pays où elle est punissable de mort
5 Mds $ de coût économique annuel estimé (4 pays africains)
67 États signataires de la déclaration ONU 2008
Le constat

Aujourd'hui encore, dans 64 pays, l'homosexualité demeure un crime. Dans plus d'une dizaine d'entre eux, elle peut conduire à la peine de mort. Dans certains pays, la répression se durcit, sous l'effet de nouvelles lois contre les personnes LGBT.

Derrière ces chiffres, il y a des vies brisées. Des femmes et des hommes arrêtés, condamnés, parfois pendus ou décapités. D'autres sont humiliés, réduits au silence, contraints à l'exil, au désespoir, voire au suicide.

Cette homophobie a aussi un coût économique : selon un rapport d'Open for Business (2025), les pertes atteignent 5 milliards de dollars par an au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie et au Rwanda — exclusion du travail, fuite des talents, obstacles aux soins, recul des investissements.

Le coût est également sanitaire. Les personnes LGBT évitent les centres de dépistage du VIH par peur d'être arrêtées. Cette peur freine la prévention et aggrave l'épidémie de sida.

« Être soi-même ne devrait jamais être un crime. »

António Guterres · Secrétaire général des Nations Unies · 17 mai 2026

Ce qui a déjà été accompli
2006
Lancement de la campagne mondiale
Le Comité IDAHO, à l'origine de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, lance une campagne mondiale pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité.
2008
Première historique à l'ONU
Une déclaration est portée devant l'Assemblée générale des Nations Unies, soutenue par 67 États. Pour la première fois, des pays affirment ensemble qu'aucun être humain ne devrait être criminalisé en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre.
NOW
Une nouvelle étape nécessaire
Cette déclaration ne possède pas de portée contraignante. Une résolution dotée d'une autorité juridique et politique renforcée est désormais nécessaire — pour condamner les lois qui criminalisent les personnes LGBT et en demander l'abrogation.
La porte-parole de l'appel
Alice Nkom
Alice Nkom
Figure emblématique de la défense des droits humains en Afrique, présidente d'honneur du Comité IDAHO France, première femme avocate du Cameroun et présidente de l'ADEFO, elle est la porte-parole de cet appel pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité et le respect de la dignité de toutes les personnes.
Rejoindre l'appel

Un État doit prendre l'initiative, rassembler les soutiens et porter cette ambition devant l'ONU. C'est l'objectif de cet appel et de chaque organisation qui le cosigne.

Le Comité IDAHO France relance la campagne. Plus de 100 organisations à travers le monde — en Afrique, en Asie, en Amérique latine, dans l'espace post-soviétique et en Océanie — soutiennent déjà cette démarche.

100 organisations signataires
●ABMC Mali
●ACE Bénin
●ACJSPN Bénin
●Adefo Cameroun
●AFB Bénin
●Al Ghurbaah Foundation Afrique du Sud
●Alouen Algérie
●Alternative Tchad
●An nou Allé Antilles
●ASAJ Bénin
●Arc en ciel Côte d'Ivoire
●Arc en ciel Guinée
●Arab Gay Men Liban
●Arc en ciel Tchad
●AREFM Mali
●Assoc. Tunisienne de Soutien aux Minorités
●Bangkok Pride Thaïlande
●Barika Bénin
●Besyp Bénin
●Cadem
●Camfaid Cameroun
●Campus Liberty Ouganda
●Cœur Doré Bénin
●Collectif Arc-en-Ciel
●Coming Out Russie
●Cousins Cousines de Tahiti
●Challenge Community Mali
●Children of the Sun Foundation Ouganda
●China Rainbow Collective Chine
●Coalition Anti-Sida Mali
●Come out Post Test Club Ouganda
●Coexistence en frère Bénin
●DADI Côte d'Ivoire
●Doberman Media Russie
●DIVERLEX Venezuela
●Edu-SIDA Bénin
●EQUAL PostOst Russie
●ESP Bénin
●EVAB Bénin
●Envol Bénin
●Fem Alliance Ouganda
●Féminisme Dynamique Trans Bénin
●Femmes d'Espoir Mali
●Fly Together Bénin
●Fierté des Pouvoirs Bénin
●Freedom and Roam Ouganda
●Fundación Diálogo Diverso Équateur
●Gay Harmony Hong Kong
●Hirondelle Bénin
●Health Priority Bénin
●Hine Manu Polynésie française
●Ice Breakers Ouganda
●Inclusive Forum Népal
●Instituto para el desarrollo humano Bolivia
●Iroko Bénin
●Jeunes dynamiques Bénin
●Kovcheg Russie
●Justice Makers Bangladesh
●Kap Caraïbe Martinique
●LEAD Népal
●LEHA Kenya
●Les flambeaux Bénin
●Let's Walk Ouganda
●Madnice Bénin
●M-Coalition
●Mayak Russie
●Mayako Pahichan Népal
●Mère Nature Bénin
●Moscow Community Center for LGBT+
●NASSAWIYAT Maroc
●New Africa Fund Afrique du Sud
●North Caucasus SOS Russie
●ONG Secours Social Côte d'Ivoire
●OTD Chile Chili
●Pahal Foundation Inde
●PEMA Kenya
●Parni+ Russie
●Prévention Info Lutte Sida Maurice
●Proud To Be Us
●Pride House Tokyo Japon
●Queer for Palestine Palestine
●Rainbow Soudan
●Sexual Minority Ouganda
●Shams Tunisie
●Sidado Cameroun
●Synergie Trans Bénin
●Spectrum Ouganda
●STB Bénin
●Synergy Intersexe Voice Bénin
●The Life Planning Institute Russie
●TNLE Bénin
●Tous Agir Contre le Sida Polynésie
●Tous pour l'inclusion Bénin
●Trans Network Ouganda
●Transnational Queer Collective
●Union sacrée Bénin
●USED Bénin
●Voix plurielles Bénin
●Youth on Lock Foundation Ouganda
●Comité Idaho France
● ASSO DE SOUTIEN FIERTÉ MONTPELLIER PRIDE – FRANCE
EN · Texte intégral de l'appel
Call for a UN Resolution
in favor of the universal decriminalization of homosexuality

Even today, in 64 countries, homosexuality remains a crime. In more than a dozen of them, it can lead to the death penalty. And in some countries, repression is intensifying through new laws targeting LGBT people. Behind these figures are shattered lives: women and men arrested, convicted, sometimes hanged or beheaded. Others are humiliated, silenced, lynched in the media or in the streets, forced into exile, wandering, despair, or even suicide.

This homophobia, which is an attack on human dignity, also carries an economic cost. A report published in 2025 by Open for Business estimates that discrimination linked to sexual orientation and gender identity costs up to 5 billion dollars per year in Kenya, Uganda, Tanzania and Rwanda. Exclusion from the labor market, loss of talent, discrimination in access to education and healthcare, and declining international investment: hatred impoverishes nations.

The cost is also a public health one. In many countries, LGBT people — and others as well — fear going to HIV testing or treatment centers because they are afraid of being reported, arrested, or stigmatized. This fear keeps them away from treatment, hinders prevention efforts, and worsens the AIDS epidemic. Once again, criminalization kills.

Faced with this reality, the international community can no longer be satisfied with mere statements of principle.

In 2006, the IDAHO Committee, at the origin of the International Day Against Homophobia and Transphobia, launched a global campaign for the universal decriminalization of homosexuality. This mobilization led, in 2008, to a historic declaration presented before the United Nations General Assembly and supported by 67 states — a historic first. For the first time, states jointly affirmed, at the highest level, that no one should be criminalized because of their sexual orientation or gender identity.

But important as it was, this declaration has no binding force and commits only the signatory countries. A new step must now be taken. The time has come to obtain a true resolution: a text endowed with stronger legal and political authority, condemning laws that criminalize LGBT people and calling for the repeal of such provisions.

For this to happen, a state must take the initiative, gather support, and bring this ambition before the UN. That is why the IDAHO France Committee is relaunching today the campaign for a resolution on the universal decriminalization of homosexuality. On May 17, during the International Day Against Homophobia and Transphobia, António Guterres declared: “Being yourself should never be a crime.”

FR · Texte intégral de l'appel
Appel pour une résolution à l'ONU
en faveur de la dépénalisation universelle de l'homosexualité

Aujourd'hui encore, dans 64 pays, l'homosexualité demeure un crime. Dans plus d'une dizaine d'entre eux, elle peut conduire à la peine de mort. Et dans certains pays, la répression se durcit, sous l'effet de nouvelles lois contre les personnes LGBT. Derrière ces chiffres, il y a des vies brisées. Des femmes et des hommes arrêtés, condamnés, parfois pendus ou décapités. D'autres sont humiliés, réduits au silence, lynchés dans les médias ou dans la rue, contraints à l'exil, à l'errance, au désespoir, voire au suicide.

Or cette homophobie, qui est une atteinte à la dignité humaine, a aussi un coût économique. Un rapport publié en 2025 par Open for Business estime que les discriminations liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre coûtent jusqu'à 5 milliards de dollars par an au Kenya, à l'Ouganda, à la Tanzanie et au Rwanda. Exclusion du marché du travail, perte de talents, discriminations dans l'accès à l'éducation et aux soins, baisse des investissements internationaux : la haine appauvrit les nations.

Le coût est également sanitaire. Dans de nombreux pays, les personnes LGBT, mais pas seulement, craignent de se rendre dans les centres de dépistage ou de soins liés au VIH, de peur d'être dénoncées, arrêtées ou stigmatisées. Cette peur les éloigne des traitements, freine la prévention et aggrave l'épidémie de sida. Là encore, la pénalisation tue.

Face à cette réalité, la communauté internationale ne peut plus se contenter de déclarations de principe.

En 2006, le Comité IDAHO, à l'origine de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, lançait une campagne mondiale pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Cette mobilisation conduisit, en 2008, à une déclaration historique portée devant l'Assemblée générale des Nations unies et soutenue par 67 États : ce fut une première historique. Pour la première fois, des États affirmaient ensemble, au plus haut niveau, que nul ne devait être incriminé en raison de son orientation sexuelle et de son identité de genre.

Mais cette déclaration, aussi importante fût-elle, ne possède pas de portée contraignante, et n'engage que les pays signataires. Une nouvelle étape doit désormais être franchie. L'heure est venue d'obtenir une véritable résolution : un texte doté d'une autorité juridique et politique renforcée, qui condamne les lois qui pénalisent les personnes LGBT, et qui demande l'abrogation de ces dispositions.

Pour cela, il faut qu'un État prenne l'initiative, rassemble les soutiens et porte cette ambition devant l'ONU. C'est pourquoi le Comité IDAHO France relance aujourd'hui la campagne en faveur d'une résolution pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Le 17 mai dernier, à l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, M. António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies, l'a dit : « Être soi-même ne devrait jamais être un crime. »

ES · Texte intégral de l'appel
Llamamiento para una resolución de la ONU
a favor de la despenalización universal de la homosexualidad

Todavía hoy, en 64 países, la homosexualidad sigue siendo un delito. En más de una decena de ellos, puede conducir a la pena de muerte. Y en algunos países, la represión se endurece mediante nuevas leyes dirigidas contra las personas LGBT. Detrás de estas cifras hay vidas destrozadas: mujeres y hombres arrestados, condenados y, a veces, ahorcados o decapitados. Otros son humillados, silenciados, linchados en los medios o en las calles, obligados al exilio, a la errancia, a la desesperación o incluso al suicidio.

Esta homofobia, que constituye un atentado contra la dignidad humana, también tiene un costo económico. Un informe publicado en 2025 por Open for Business estima que la discriminación relacionada con la orientación sexual y la identidad de género cuesta hasta 5 mil millones de dólares al año en Kenia, Uganda, Tanzania y Ruanda. Exclusión del mercado laboral, pérdida de talento, discriminación en el acceso a la educación y a la salud, disminución de las inversiones internacionales: el odio empobrece a las naciones.

El costo también es sanitario. En muchos países, las personas LGBT —y no solo ellas— temen acudir a centros de detección o tratamiento del VIH por miedo a ser denunciadas, arrestadas o estigmatizadas. Este miedo las aleja de los tratamientos, frena la prevención y agrava la epidemia del sida. Una vez más, la criminalización mata.

Frente a esta realidad, la comunidad internacional ya no puede conformarse con simples declaraciones de principios.

En 2006, el Comité IDAHO, impulsor del Día Internacional contra la Homofobia y la Transfobia, lanzó una campaña mundial por la despenalización universal de la homosexualidad. Esta movilización condujo, en 2008, a una declaración histórica presentada ante la Asamblea General de las Naciones Unidas y apoyada por 67 Estados: una primicia histórica. Por primera vez, los Estados afirmaban conjuntamente, al más alto nivel, que nadie debía ser criminalizado por su orientación sexual o identidad de género.

Pero esta declaración, por importante que fuera, no tiene carácter vinculante y solo compromete a los países firmantes. Ahora debe darse un nuevo paso. Ha llegado el momento de obtener una verdadera resolución: un texto dotado de mayor autoridad jurídica y política, que condene las leyes que penalizan a las personas LGBT y exija la derogación de dichas disposiciones.

Para ello, es necesario que un Estado tome la iniciativa, reúna apoyos y lleve esta ambición ante la ONU. Por eso el Comité IDAHO Francia relanza hoy la campaña a favor de una resolución para la despenalización universal de la homosexualidad. El pasado 17 de mayo, con motivo del Día Internacional contra la Homofobia y la Transfobia, António Guterres declaró: «Ser uno mismo nunca debería ser un crimen».

PT · Texte intégral de l'appel
Apelo por uma Resolução da ONU
em favor da descriminalização universal da homossexualidade

Ainda hoje, em 64 países, a homossexualidade continua sendo um crime. Em mais de uma dezena deles, ela pode levar à pena de morte. E, em alguns países, a repressão está se intensificando por meio de novas leis dirigidas às pessoas LGBT. Por trás desses números, há vidas destruídas: mulheres e homens presos, condenados e, às vezes, enforcados ou decapitados. Outros são humilhados, silenciados, linchados na mídia ou nas ruas, forçados ao exílio, à errância, ao desespero ou até ao suicídio.

Essa homofobia, que constitui um atentado contra a dignidade humana, também tem um custo econômico. Um relatório publicado em 2025 pela Open for Business estima que a discriminação relacionada à orientação sexual e à identidade de gênero custa até 5 bilhões de dólares por ano no Quênia, em Uganda, na Tanzânia e em Ruanda. Exclusão do mercado de trabalho, perda de talentos, discriminação no acesso à educação e aos cuidados de saúde, diminuição dos investimentos internacionais: o ódio empobrece as nações.

O custo também é sanitário. Em muitos países, as pessoas LGBT — e outras também — têm medo de procurar centros de testagem ou tratamento do HIV por receio de serem denunciadas, presas ou estigmatizadas. Esse medo as afasta dos tratamentos, dificulta os esforços de prevenção e agrava a epidemia de AIDS. Mais uma vez, a criminalização mata.

Diante dessa realidade, a comunidade internacional não pode mais se contentar com meras declarações de princípio.

Em 2006, o Comitê IDAHO, na origem do Dia Internacional contra a Homofobia e a Transfobia, lançou uma campanha mundial pela descriminalização universal da homossexualidade. Essa mobilização levou, em 2008, a uma declaração histórica apresentada perante a Assembleia Geral das Nações Unidas e apoiada por 67 Estados — um marco histórico. Pela primeira vez, os Estados afirmavam conjuntamente, no mais alto nível, que ninguém deveria ser criminalizado em razão de sua orientação sexual ou identidade de gênero.

Mas, por mais importante que tenha sido, essa declaração não possui caráter vinculante e compromete apenas os países signatários. Um novo passo deve agora ser dado. Chegou a hora de obter uma verdadeira resolução: um texto dotado de maior autoridade jurídica e política, que condene as leis que criminalizam as pessoas LGBT e peça a revogação dessas disposições.

Para que isso aconteça, é necessário que um Estado tome a iniciativa, reúna apoios e leve essa ambição à ONU. É por isso que o Comitê IDAHO França relança hoje a campanha em favor de uma resolução pela descriminalização universal da homossexualidade. No dia 17 de maio, durante o Dia Internacional contra a Homofobia e a Transfobia, António Guterres declarou: “Ser você mesmo nunca deveria ser um crime.”

AR · Texte intégral de l'appel
نداء من أجل قرار أممي
لصالح الإلغاء العالمي لتجريم المثلية الجنسية

حتى اليوم، لا تزال المثلية الجنسية تُعتبر جريمة في 64 دولة. وفي أكثر من اثنتي عشرة دولة، قد تؤدي إلى عقوبة الإعدام. وفي بعض البلدان، يتصاعد القمع من خلال سنّ قوانين جديدة تستهدف الأشخاص من مجتمع الميم. وخلف هذه الأرقام توجد حيوات محطمة: نساء ورجال يُعتقلون ويُدانون، وأحيانًا يُشنقون أو تُقطع رؤوسهم. وآخرون يتعرضون للإهانة والإسكات والتشهير في وسائل الإعلام أو في الشوارع، ويُجبرون على المنفى أو التشرد أو اليأس، بل وحتى الانتحار.

إن رهاب المثلية هذا، الذي يُعد اعتداءً على الكرامة الإنسانية، له أيضًا تكلفة اقتصادية. فقد قدّر تقرير نشرته مؤسسة Open for Business عام 2025 أن التمييز المرتبط بالتوجه الجنسي والهوية الجندرية يكلّف ما يصل إلى 5 مليارات دولار سنويًا في كينيا وأوغندا وتنزانيا ورواندا. فالإقصاء من سوق العمل، وهدر المواهب، والتمييز في الوصول إلى التعليم والرعاية الصحية، وتراجع الاستثمارات الدولية: كلها تجعل الكراهية تُفقر الأمم.

كما أن التكلفة صحية أيضًا. ففي العديد من البلدان، يخشى الأشخاص من مجتمع الميم — وغيرهم أيضًا — التوجه إلى مراكز فحص أو علاج فيروس نقص المناعة البشرية، خوفًا من التبليغ عنهم أو اعتقالهم أو وصمهم. وهذا الخوف يبعدهم عن العلاج، ويعرقل جهود الوقاية، ويزيد من تفاقم وباء الإيدز. ومرة أخرى، فإن التجريم يقتل.

وأمام هذا الواقع، لم يعد بإمكان المجتمع الدولي الاكتفاء بمجرد التصريحات المبدئية.

في عام 2006، أطلقت لجنة IDAHO، التي كانت وراء اليوم العالمي لمناهضة رهاب المثلية والتحول الجنسي، حملة عالمية من أجل الإلغاء العالمي لتجريم المثلية الجنسية. وقد أدّت هذه التعبئة، في عام 2008، إلى إعلان تاريخي قُدّم أمام الجمعية العامة للأمم المتحدة وحظي بدعم 67 دولة — في سابقة تاريخية. وللمرة الأولى، أكدت الدول مجتمعة، وعلى أعلى مستوى، أنه لا ينبغي تجريم أي شخص بسبب توجهه الجنسي أو هويته الجندرية.

لكن هذا الإعلان، على أهميته، لا يتمتع بأي قوة إلزامية، ولا يُلزم سوى الدول الموقّعة عليه. واليوم، يجب الانتقال إلى مرحلة جديدة. لقد حان الوقت للحصول على قرار حقيقي: نص يتمتع بسلطة قانونية وسياسية أقوى، يدين القوانين التي تجرّم الأشخاص من مجتمع الميم، ويدعو إلى إلغاء هذه التشريعات.

ولتحقيق ذلك، يجب أن تبادر إحدى الدول إلى جمع الدعم وحمل هذه الطموحات إلى الأمم المتحدة. ولهذا السبب، تعيد لجنة IDAHO فرنسا اليوم إطلاق الحملة من أجل قرار يدعو إلى الإلغاء العالمي لتجريم المثلية الجنسية. وفي 17 مايو، بمناسبة اليوم العالمي لمناهضة رهاب المثلية والتحول الجنسي، صرّح أنطونيو غوتيريش: «لا ينبغي أبدًا أن يكون كونك على طبيعتك جريمة».