Idahobit 2023 IMG_9359
 
Communiqué de presse 
Paris, le 17 mai 2023
 
 
 
 
Le texte rédigé par le président de l’ONG, Alexandre Marcel, et le fondateur de la Journée du 17 mai, Louis-Georges Tin, a été soutenu par des associations LGBT+ de plus de 15 pays, et des personnalités comme Josiane Balasko, Juliette Binoche, Vincent Cassel, ou Julie Gayet.
 
Les promoteurs de cette initiative se sont inspirés des campagnes pour l’abolition de la peine de mort, qui ont souvent avancé grâce à la mise en place d’un moratoire. Pareillement, pour les pays qui refuseraient de changer leurs lois contre les personnes LGBT+, le Comité IDAHO-France leur demande à tout le moins d’accepter le principe d’un moratoire sur l’exécution des peines. Comme le dit l’appel,  « avec un moratoire sur l’application des peines, les pays concernés pourraient sauver la face, et nous, nous pourrions sauver des vies. » 
 
Par ailleurs, le Comité IDAHO-France demande au gouvernement de porter cette initiative au niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Des réunions sont en cours avec les autorités françaises, et l’ONG espère qu’à l’occasion du 17 mai, le gouvernement pourra faire une annonce forte, et poursuivre ainsi l’initiative qui avait été prise par Rama Yade à l’ONU en 2008, à la demande du Comité IDAHO.
 
 
Dépénalisation des Personnes LGBT. Appel pour un moratoire 
 
par Alexandre Marcel, président du Comité IDAHO-France, et Louis-Georges Tin, fondateur de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie

 
 
Dans plus de 70 pays  travers le monde, les personnes Lesbiennes, Gaies, Bi ou Trans (LGBT) peuvent être condamnées par la loi et jetées en prison. Parfois même, elles peuvent être exécutées, simplement parce qu’elles sont ce qu’elles sont. 

 
En 2006, le Comité IDAHO avait lancé un appel pour la dépénalisation. Ce texte avait été soutenu par plus de 50 000 personnes, et par de nombreuses personnalités : par des Prix Nobel (comme Elfriede Jelinek, Desmond Tutu, José Saramago, Dario Fo, Amartya Sen), par des leaders politiques (comme Jacques Delors, ancien président de la Commission Européenne, Thomas Hammarberg, commissaire aux droit de l’Homme du Conseil de l’Europe), par des intellectuels de renom (Noam Chomsky, Judith Butler), par des artistes internationaux (Merryl Streep, David Bowie, Elton John, Victoria Abril), et par de nombreuses organisations internationales (Fédération Internationale des Droits de l’Homme, International Lesbian and Gay Association).

 
En 2008, cette initiative a abouti une Déclaration à l’Assemblée Générale des Nations Unies, soutenue par 67 pays  travers le monde. Ce fut une première historique. Mais il convient d’aller plus loin. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous proposons que soit adoptée à l’Assemblée Générale des Nations Unies un moratoire sur l’application des peines contre les personnes LGBT+. Il ne s’agirait que d’un pas, mais d’un pas important, dans l’attente de l’abolition de toute discrimination pénale dans ce domaine.

 
En effet, ce que nous demandons aux pays qui pénalisent les personnes LGBT+, ce n’est pas qu’ils renoncent à leur philosophie, à leurs valeurs ou à leurs croyances religieuses, mais qu’ils suspendent l’application des peines dès maintenant. A l’instar de ce qui a été fait, non sans succès, dans la campagne contre la peine de mort, plusieurs pays ayant adopté un moratoire sur l’application des peines, nous invitons les Etats membres de l’Assemblée Générale des Nations Unies à voter une résolution demandant la mise en place d’un moratoire sur l’application des peines contre les personnes LGBT+. 

 
Certains pays estiment que l’opinion n’est prête, et qu’il faut d’abord que le débat ait lieu dans la société civile. Il faut bien sûr que ce débat ait lieu dans le monde entier sur l’homophobie et la transphobie, mais cela prendra forcément beaucoup de temps. En attendant, avec un moratoire sur l’application des peines, les pays concernés pourraient sauver la face, et nous, nous pourrions sauver des vies.
 
 Premiers signataires de l’appel :

-Alexandre Marcel, président du Comité IDAHO-France (France)
-Louis-Georges Tin, fondateur de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie (France)
-Tamara Adrian, présidente du Comité Idaho (Venezuela)
-Alba Rueda - Représentante spéciale sur l'orientation sexuelle et 
l'identité de genre du ministère argentin des Affaires étrangères (Argentine)
-Mounir Baatour, avocat (Tunisie)
-Kamel Daoud, écrivain (France-Algérie)
-Rachida Brakni, actrice (France)
-Josiane Balasko, actrice (France)
-Juliette Binoche, actrice (France)
-Vincent Cassel, acteur (France)
-Yamina Benguigui, réalisatrice (France)
-Julie Gayet, actrice-réalisatrice (France)
-Alice Nkom, avocate (Cameroun)
-Laurence Patrice, adjointe à la maire de Paris (France)
-Jean-Luc Romero Michel, adjoint à la maire de Paris (France)
 
-Adefo (Cameroun)
-Afrique Occident Solidaire 
-Agir ensemble pour les droits humains (France)
-Akwaba (Côte d’Ivoire)
-Alternative Cameroun (Cameroun)
-AmerinGanda International Inc Boston (USA)
-An Nou Allé (Martinique)
-Arc en ciel (Guinée)
-Arc en ciel plus (Côte d’Ivoire)
-Arc en ciel (Tchad)
-Besyp (Benin)
-Big Mama (Togo)
-Cameroonian Foundation for Aids (Cameroun)
-Cineffable (France)
-Come tu be (Belgique)
-Come Out Post Test Club (Ouganda)
-Comité Idaho-France (France)
-Contact IDF (France)
-CRAN (France)
-Danka (Burkina Faso)
-Elus Locaux Contre le SIDA (France)
-Fem Alliance (Ouganda)
-Flag (France)
-Fondation des Amazones (Bénin)
-Fondation Émergence (Canada)
-Fondygender (Côte d’Ivoire) 
-Hodsas (Congo)
-Kap Caraïbe (Martinique)
-La JOC (Belgique)
-Oasis (RDCongo)
-Plateforme Unity (Cameroun)
-Refugee Support Programs Uganda (Kenya)
-République et Diversité (France)
-Rifa Rights for All (Rwanda)
-Shams (Tunisie)
-Shams France (France)
-Spectrum Uganda Initiative (Ouganda)
-Transgender Intersex in Action (Burundi)
-Uganda Pride (Ouganda)

Contact moratoire : [email protected]
Sommaire
Pride 2024 toujours ensemble : unis dans la diversité